mais finir quand même avec quelques touffes de cheveux en moins. Garder son calme quand même. Et dénouer, centimètre par centimètre, le coton récalcitrant. Parce que tout partait pourtant bien. Un écheveau tout beau, tout doux. Un bobinoir qui a quelques décennies derrière lui, mais qui rend encore et toujours de fiers services. Une bonne volonté à toute épreuve, une naïveté bien trop grande... et voilà le résultat !

Et tout ça pourquoi ? Pour épargner l'Homme... ou plutôt m'épargner le calvaire de lui demander de me prêter pour quelques minutes, ses mains salvatrices. Ses mains qui auraient pu tenir l'écheveau. Ses mains qui auraient pu guider la laine, prévoir les noeuds.

Bref... cette petite mésaventure m'aura appris une chose et placée devant l'évidence. Dorénavant, je devrai :

1 - Acheter un dévidoir ou 2 - Ne pas épargner l'Homme (j'entends déjà les grognements mécontents, les soupirs lourds de reproches, son ton bougon et sa râlerie) la prochaine fois que j'aurai besoin de peloter un bout de laine.

Il faut voir le bon côté des choses : j'ai vaincu ! Comme César... seule ombre au tableau... il faisait beau (comprendre par là : il faisait JOUR dans ma pièce, et c'est quand même bien plus agréable de tricoter à la lumière du jour plutôt que sous la lumière de la lampe) et j'avais envie de profiter de la sieste de la Fée pour tricoter un peu. Tranquille. Toute seule. Eh bien voilà... ce qui devait arriver arriva. Le dernier peloton peloté (hmm...), le cri du bébé brailleur a retenti, sonnant le glas de sa sieste... et de ma tranquillité par la même occasion.

 

Gros_Noeud_1

 

Gros_Noeud_2

Coton Luna de Cascade Yarns coloris vert d'eau (sublime), acheté chez Princesse des Neiges (top !)